Présentation

Bienvenue sur  mon roman-blog.
Ici, aucune prétention ni même de motivation extrême pour finir cette histoire mais de l'imagination.
Pour toutes questions <a href=mailto:wolos84@hotmail.com?subject="A propos de Dorian">c'est ici</a>. Vous pouvez d'ailleur me faire parvenir des illustrations pour mon histoire à la même adresse si vous le désirez.
Merci d'être ici et bonne lecture !

William Skarneck

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Sommaire

<a href="http://romanfantastique.dorian.over-blog.com/article-13122701.html">Chapître 1 - Rouge</a>
<a href="http://romanfantastique.dorian.over-blog.com/article-13122805.html">Chapître 2 - L'auberge des deux pays</a>
<a href="http://romanfantastique.dorian.over-blog.com/article-13129731.html">Chapître 3 - Lou</a>
<a href="http://romanfantastique.dorian.over-blog.com/article-13154407.html">Chapître 4 - Dorian le blanc</a>
J'ouvre les yeux.
Je regarde autour de moi, mon esprit est brumeux. Je ne distingue pas les formes, juste les couleurs. Le rouge, c'est la premiere que je vois, puis l'ocre. Les formes se dessinent, l'ocre n'est en fait que du sable et un rocher, le rouge... du sang sur celui-ci. Ma tête me fait mal, j'essai de faire passer cette douleur en la serrant entre mes mains mais en vain. Je regarde maintenant mes mains... rouge. Le sang sur ce rocher est probablement le mien. Je me lève, difficilement, et regarde plus au loin. Du vert, loin, très loin, une forêt peut-être. J'essai de marcher, mes jambes tremblent mais obéissent. Je me dirige vers la forêt, elle me paraît moins hostile que tout ce sable.
Mes jambes prennent de l'assurance, ma tête me donne un peu de repis, je réccupère assez vite. Je peux maintenant bouger mes ailes, je m'envole.
Par William Skarneck
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Je vole depuis peu de temps quand j'aperçois un petit batîment à l'orée de la fôret, tout en bois. Petit... pas vraiment finalement, je me pose devant sa porte et j'essai de la pousser, impossible, elle est bien trop lourde. Je prend un peu de recul, elle mesure au moins dix fois ma taille, à sa gauche une pancarte, sur la pancarte un mot: L'auberge des deux pays. Autour de moi tout est démesuré. Des deux marches d'escalier aussi grande que moi au morceau de pain à mes pieds aussi gros que ma tête. Du pain... je me rends compte que j'ai faim, je le saisi et me réfugi sous les escalier. Je mords dans celui-ci, mon estomac en redemande. A ma deuxieme bouchée un bruit sourd résonne dans ma tête, les escaliers, je passe la tête pour voir ce qui se passe. Un pied gigantesque ! Un géant se dirige vers l'entrée de l'augerge, il ouvre la porte. Je me decide en un instant, si il y avait du pain dehors, il y aurait mieux dedans. Je décolle et passe entre ses jambes au moment où il passe la porte. Je suis rapide, plus que ce que j'aurais cru, il ne me sens même pas. Une cachette vite ! Le lustre, c'est l'idéal, personne ne le regarde jamais. Je suis maintenant sur mon perchoir, je peux tout voir, l'auberge est vide, ou presque, seul un autre géant se tient derrière le comptoir, le propriétaire surement. Le client s'attable et commande une pinte de biere. Le tavernier attrape un grand verre et le trempe dans un tonneau pour la remplir. J'ai soif... je ne sais pas depuis combien de temps je n'ai bu, ni combien de temps j'ai pu passer dans le desert. Je saute de mon lustre et prend mon envole, je fonce vers le tonneau et plonge dans celui-ci. J'aspire tout ce que je peux avant que le tarvernier ne m'attrappe par les ailes.
Il me soulève à hauteur de son visage: "Une bien étrange fée que voilà !". Une fée ? moi ? Je me rend compte que je ne sais même pas ce que je suis... je ne sais même pas qui je suis. "Que fait-tu la créature ?" Je ne sais quoi répondre car j'ignore la réponse. Le géant attablé s'esclaffe et se lève pour se diriger vers nous: "Laisse-la donc ! Les fées ne parle pas le même langage que nous..." Etrange, je ne sais pas si je parle à vrai dire mais une chose est sûr, je les comprends très bien. Le géant attrape maintenant sa pinte et la vide d'un trait puis en un instant m'arrache aux mains de mon geolier, me plaque sur le comptoir et m'enferme sous la pinte. J'essai de me sortir de ce piège mais je suis trop faible et ma tête se met à tourner, sans doute les effets de la boisson. Je m'écroule mais reste conscient, je les entend rire:
"Que va-tu en faire ?
-Aucune idée je pourrais peut-être la vendre va savoir."
Le bruit de la porte de la taverne se fait entendre. "Bonsoir mes sirs !" La voix est légère et agréable, "Qu'est-ce qui vous fait tant rire ?" Les géants ne répondent même pas mais cessent de rire. Un glissement de chaise se fait entendre, "J'ai soif tavarnier ! un lait de chèvre je vous prie." Je l'entends s'éxécuter.
"Qui a-t-il la dessous ?
-Rien pour toi ma petite."
J'entends "la petite" se lever, mon prison s'ouvre.
Par William Skarneck
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De grands yeux ronds me regardent, celui de gauche a l'iris blanc et est dépourvu de pupille quand à l'autre, il est d'un rouge vif. Le plus effrayant dans ces yeux et qu'ils appartiennent tous les deux au même géant. Ma prison se referme d'un seul coup !
"J'ai dit rien pour toi !
-C'est quoi cette chose ?
-Qu'est-ce que ça peut faire ?
-J'ai compris... combien vous en voulez ?"
La discussion va tellement vite que je distingue à peine les protagonistes de celle-ci. "La petite" essayerais-t-elle de m'acheter ? L'idée me fait un peu peur mais de toute façon ma situation ne peut pas être pire que ma prison alcoolisée.
"Disons... dix kerads...
-En voilà cinq et ça comprend le lait de chèvre."
J'entends le tarvernier marmonner mais il a l'air d'accepter l'affaire.: "Prend ta bestiole et va-t-en !"
Ma geôle s'ouvre de nouveau, ma nouvelle propriétaire me prend délicatement dans le creux de ses mains et me porte à hauteur de son visage. Je suis trop faible pour m'envoler mais de toute façon je n'en ai pas vraiment envie. Ses yeux qui m'effrayaient tant tout à l'heure sont emplis de douceur et de curiosité, elle est bien plus petite que les autres géants mais doit tout de même faire six ou sept fois ma taille, elle a un visage qui a l'air très doux ainsi que de long cheuveux blonds et bouclés qui finissent par se cacher derrière elle. Elle me sourît: "Coucou toi ! Je m'appelle Lou !". Cette voix et ce sourire m'apaise... je m'endors.
Par William Skarneck
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Je me réveille assez secoué... Ma tête me fait mal, très mal, et j'ai une étrange sensation désagréable à l'estomac. Je regarde autour de moi, Lou m'a fabriqué un brancard à mon échelle aux allures de hamac au bout d'une longue branche qu'elle balade derrière elle comme un baluchon de petite fugueuse. Je vois maintenant ma nouvelle amie de dos. Ses cheuveux lui arrive en bas du dos; elle porte une robe rouge aux dentelles blanches très élégante, une saccoche en bandoulière en cuir et des chaussures vernies noires étonnant propre pour quelqu'un qui marche dans la forêt au bord d'une rivière. Tout est calme ici, quelques oiseaux se font entendre au loin mais c'est le silence qui prédomine.
Lou s'arrête: "Tu es enfin réveillé ? Je me suis permise de nétoyer le sang que tu avais sur la tête." Elle sourit et me pose à terre, le mouchoir qui me sert de couche se referme sur moi et je peine à m'en défaire ce qui la fait sourire davantage. "Comment tu t'appelle ?", la question me choque car j'en ignore la réponse, comment ne m'étais-je pas posé la question ? Je baisse la tête, attristé. Elle a l'air de saisir le problême:
"Tu n'en as pas ?
-Je ne sais pas... je l'ignore" Je peux parler, ma voix est fine mais masculine, elle ne me déplaît pas. "Bien ! Ne te fais pas soucis !" elle regarde la rivière devant nous et réfléchit quelques minutes.
"J'ai trouvé ! Après tout tu m'appartiens alors je vais te donner un nom !
-Un nom ?
-Oui ! Ou plutôt un nom où un prénom !" Elle fait mine de réfléchier mais je comprend maintenant que c'est à ça qu'elle songeait en fixant la rivière.
"Je vais t'appeler Dorian ! Dorian le blanc !
-Dorian le blanc ?
-Oui, Dorian était le nom de mon écureil quand j'était plus jeune" elle à un sourire nostalique mais joyeux en prononçant cette phrase. "Mais pourquoi le blanc ?" elle me regarde l'air étonné et me saisi par les ailes. Je suis maintenant suspendu au dessus de la rivière. "Regarde !" elle m'indique la rivière de l'index de sa main libre. Je me vois, pour la première fois... et je suis nu. Je rougis, un peu géné par la situation mais je suis fasciné par ce que je vois et de toute façon je n'ai pas de sexe. Je suis plutôt maigre mais mes muscles sont bien dessinés. Mes bras sont proportionnellement légèrement plus grands que ceux des géants et mes doigts sont longs et fins. Mes ailes ressemblent à celles des chauve-souris bien qu'elle ne soit pas solidaires de mes bras. Mes cheuveux sont plutôt courts, dressés sur ma tête et de couleur crême. Mes oreilles sont pointues et fines. Mes yeux sont jaunes, entièrement jaunes, je n'ai ni pupille ni iris. Quand à ma peau, elle est blanche, d'un blanc très pur,  je comprends mieux mon nom. Lou ricane gentillement "Bois ça te feras du bien !" elle me lache soudainement, d'un coup de battement d'aile je me maintient à quelques centimètres de la surface de l'eau. Elle a l'air à la fois étonné et déçu que sa facétie n'est pas fonctionné. Je la regarde et souris: "Volontier !" Je ne suis pas peu fier de moi, je maintiens mon visage juste au-dessus de la surface et me sers de mes mains comme d'un recipient étanche.L'eau fraiche agît comme le meilleur des remèdes sur mon estomac. Lou me regarde en souriant: "Allez dépèche-toi on a encore un peu de route et il faudrait arriver avant la nuit." Elle défait le mouchoir de la branche et commence à avancer le long de la rivière. Je secoue mes mains d'un geste vif pour les sécher et les réchauffer. Je la suis.
Par William Skarneck
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